Le député PS retourne dans l'usine Lejaby menacée de fermeture, vendredi. Et doit donc annuler sa présence sur scène au côté de François Hollande.
Arnaud Montebourg était le grand absent de la présentation du projet de François Hollande, qui a eu lieu jeudi matin la Maison des métallos (Paris). Tous les anciens concurrents de la primaire, Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, Manuel Valls et Ségolène Royal, étaient assis au premier rang, attentifs aux "60 engagements pour la France" du candidat PS la présidentielle. Mais l'homme de la démondialisation avait dû regagner dans la matinée la Saône-et-Loire, qu'il dirige, pour assister une réunion de négociation sur "un dossier d'importance pour le tissu économique du territoire", dit-on dans son entourage.
Et puis de toute façon, Montebourg a décidé que son rôle dans cette campagne ne se jouerait pas forcément dans la lumière. C'est lui qui a demandé ne pas apparaître dans l'organigramme officiel de l'équipe de François Hollande. "Je ne le souhaite pas, je ne suis pas un collaborateur !" confiait-il lors d'une visite d'Alstom (Saône-et-Loire), en décembre dernier. C'est encore lui qui a demandé se faire mandater par Hollande pour faire "une tournée industrielle" dans le pays. Demande accordée.
"Relative indépendance"
Fort de cette mission, il va se rendre vendredi sur le site de Lejaby, Yssingeaux, en Haute-Loire. Il est déj allé il y a une semaine dans cette usine, la dernière qui fabrique de la lingerie en France, et qui est menacée de fermeture. Montebourg va cette fois venir avec une proposition de reprise sous le bras, "un projet industriel made in France, inspiré par la co-fondatrice de la marque Princesse Tam-Tam".
Mais pour cela, il doit donc renoncer participer, comme c'était prévu, la réunion publique de François Hollande, qui va se tenir 19 heures au palais des sports de (...)